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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 23:28

Par Hadrien - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les marchés des pays émergents continuent de prospérer.Ceux des pays développés sont à la traine.

undefined Cela ne pouvait pas durer. Ces dernières années ont été aussi exhubérantes que la fin des années 1980, qui fut une époque faste. Les prix de l'immobilier ont flambé. Les taux d'intérêt étaient faibles, il était facile d'emprunter. Pour beaucoup, c'était le moment de s'offrir la folie d'une résidence secondaire. Les plus privilégiés se payaient un second Picasso. Mais l'euphorie est brutalement retombée à la mi-2007. Et, soudain, voici que l'avenir économique semble bien moins resplendissant. Pendant des années, les Etats-Unis ont été le moteur de l'économie mondiale. De nombreux emplois dans le reste du monde dépendent -directement ou indirectement- de la volonté des consommateurs américains de dépenser sans compter. Mais le double coup de semonce de l'effondrement du marché immobilier et du resserrement du crédit a fait ressurgir le spectre d'une récession. Puisqu'une crise aux Etats Unis aurait des répercussions sur l'économie internationale, c'est là une éventualité qui doit inquiéter le monde entier. 

Pourtant une récession américaine n'est pas inévitable et le scénario le plus probable est que les Etats Unis y échappent, auquel cas 2008 semble devoir être une année raisonnable pour l'économie mondiale dans son ensemble. Il y aura certes une légère augmentation des licenciements, mais la plupart des gens garderont leur emploi. Les salaires augmenteront encore, mais plus lentement. Les entreprises continueront d'investir surtout dans les pays émergents. Pour autant, le soleil ne brillera pas pour tout le monde. Dans beaucoup de pays, les propriétaires fonciers traverseront une mauvaise passe. Ceux qui se sont lourdement endettés en pensant que les prix de l'immobilier continueraient leur irrésistible ascension vont se rendre compte que les lois de la gravité s'appliquent aussi aux marchés immobiliers. Le secteur de la construction peut également 
s'attendre à une année difficile.
[...]

Entre temps, les marchés émergents seront en effervescence; si la Fed réussit à maintenir l'économie américaine à flot, ils ne risquent pratiquement pas d'être touchés par les turbulences financières. De fait, de nombreux pays émergents sont désormais non plus des emprunteurs, mais des bailleurs de fonds qui apportent des capitaux au reste du monde. La Chine constitue à cet égard un cas d'école: loin de connaitre un resserrement du crédit, elle a tant de liquidités qu'elle ne sait plus qu'en faire. Ses exportations accuseront un léger ralentissement, car les Américains se montreront moins friands de produits étrangers. 
Mais ses dépenses intérieures , en investissement comme en biens de consommation, continueront de s'inscrire résolument à la hausse. L'Inde et la Russie resteront également très actives, grâce respectivement à un secteur tertiaire fort et à un cours élevé du pétrole, et la plupart des autres marchés émergents se débrouilleront bien.

Les risques sont élevés , plus qu'ils ne l'ont jamais été depuis bien des années. L'économie mondiale pourrait en pâtir. Mais il semble plus problable que l'année à venir confirme le déplacement des zones de croissance dans le monde. Les pays en développement prendront beaucoup d'avance, affichant une croissance d'environ 7,5%, de quoi faire pâlir d'envie les pays riches, qui, avec une performance de 1,8%, resteront à la traîne.

Après une décennie favorable aux Etats-Unis, les marchés émergents tireront leur épingle du jeu.
Robin Bew, Directeur éditorial de l'Economist Intelligence Unit - Hors Série n°22, Courrierinternational (Dec.07)

Publié dans : Monde
Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 21:52

Par Hadrien - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Fini-la-cigarette-en-France-copie-1.jpg
Dessin de Hic
paru dans Le Soir d'Algérie(Alger)
Publié dans : Cartoons
Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 22:59

Par Sismo - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mous et incompétents. Telle est, en substance, l'opinion que les Français se font de leurs supérieurs hiérarchiques. Tous certes ne sont pas visés. Mais globalement, les dirigeants français se révèlent plus mauvais qu'ailleurs, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil en gestion des ressources humaines BPI et l'institut BVA auprès de 5 500 salariés dans dix pays, publiée jeudi 6 décembre.

 

"Nous entendons les critiques sur le terrain. Mais nous pensions que les difficultés étaient similaires ailleurs. Nous ne nous attendions pas à un tel écart", constate Brice Maillé, directeur de la branche management de BPI.

Seul un sondé français sur deux trouve un quelconque talent à son supérieur, et un sur trois l'estime très compétent, soit les taux les plus bas des dix pays considérés. Signe d'inefficacité : la moitié des hiérarques ne fixeraient pas d'objectifs annuels précis à leurs collaborateurs, disent ces derniers. Ce qui est ressenti de façon négative.

"Quand les objectifs ne sont pas clairs, les salariés ne peuvent améliorer au mieux leur performance et leur rémunération s'en ressent", explique M. Maillé. D'autant que "les salariés sont plus autonomes car le nombre de niveaux hiérarchiques s'est réduit depuis vingt ou trente ans ; les managers ont donc plus de collaborateurs sous leurs ordres, dont ils sont souvent éloignés géographiquement".

PEU D'AUTORITÉ

En toute logique, ces salariés éprouvent peu de respect pour leurs managers et leurs consignes. Un Français sur deux reconnaît ne pas suivre les directives de son supérieur hiérarchique. Seuls les Roumains font pire : 60 % sont dans ce cas.

Ces salariés peuvent agir ainsi sans souci, car les managers français font aussi preuve de peu d'autorité, celle-ci étant reconnue comme une qualité et non comme un défaut. Les pays dont les supérieurs hiérarchiques sont jugés les plus autoritaires sont aussi ceux où leurs subordonnés les trouvent les plus sympathiques. Ce qui est le cas aux Etats-Unis et au Maroc.

"L'autorité est fortement valorisée aux Etats-Unis, où elle est ressentie comme une affirmation du leadership et une capacité à prendre des décisions. En France, on assimile volontiers autorité et autoritarisme, volonté de sanctionner (négativement)...", notent les auteurs.

Cette vision négative influe sur les comportements. Deux dirigeants français sur trois sont prêts à écouter les remarques de leurs collaborateurs, estiment ces derniers, score parmi les plus faibles des pays analysés. Un tiers seulement appuie son collaborateur quand celui-ci souhaite une augmentation de salaire, et moins d'un sur deux est prêt à l'aider pour lui permettre de progresser, ce qui place la France très loin derrière les autres pays.

Cette image très pessimiste se renforce avec les années et l'expérience. Plus les salariés sont âgés, plus leur mauvaise opinion s'accentue. Cette impression est aussi plus forte dans les grandes entreprises que dans les petites. Enfin, les dirigeants du privé ne sont pas mieux perçus que ceux des entreprises publiques ou des administrations, ce qui est une exception française.

Contrairement à une idée reçue, les pays où salariés et dirigeants entretiennent des relations amicales sont aussi ceux où ces derniers sont les mieux jugés.

Ces défauts managériaux n'empêchent pas les grandes entreprises françaises de réaliser d'excellentes performances. Mais elles sont de plus en plus le fait de leurs filiales et managers à l'étranger.

Source:
www.lemonde.fr, paru dans l'édition du 11.12.07
Publié dans : Interculturel
Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 19:08

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Dessin de Dario Castillejos
Cagle cartoons.com

Source: www.courrierinternational.com

Publié dans : Cartoons
Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 00:00

Par Sismo - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Richesse ou véritable épreuve, réussite ou échec. Quatre cadres évoquent leur expérience du travail au sein d'une équipe multiculturelle.

Le choc des cultures, Arnaud, cadre dans un établissement bancaire, en a fait l’amère expérience. Son passage au sein d’une équipe multiculturelle a été un échec. "À l’époque, je n’avais pas la maturité ni la souplesse d’esprit nécessaire pour travailler avec des personnes issues de cultures autres que la mienne. Certaines incompréhensions dans l’équipe étaient dues à des approches culturelles différentes et non à des problèmes de personnalités", admet-t-il.


Simon, cadre dans une compagnie aérienne ne devrait pas connaître ces mêmes difficultés : "Dès mon arrivée dans cette entreprise, j’ai suivi une formation qui m’a permis de mieux connaître la culture de mes collègues étrangers et de dépasser les préjugés et les stéréotypes que je pouvais avoir", explique-t-il.


Linda, cadre dans le secteur industriel possède pour sa part certains atouts pour réussir à collaborer avec des collègues étrangers. "Je suis mariée à un Finlandais et j’ai vécu une grande partie de mon enfance en Afrique. Je pense donc avoir quelques prédispositions pour travailler avec aisance dans un contexte multiculturel. Pourtant, il faut avouer que parfois c’est épuisant de devoir décoder, analyser le comportement des uns et des autres et prendre ses précautions pour ne commettre aucun impair."


Une position que ne partage pas Florence, ingénieur dans une entreprise d’aéronautique. "Je travaille au quotidien avec deux Anglais, un Allemand, une Suédoise, un Italien, un Japonais. Certes, il y a des efforts à faire pour se comprendre et collaborer efficacement mais en contrepartie la diversité culturelle de l’équipe est une richesse dont je ne cesse de me réjouir", insiste-t-elle. 

Source: APEC, 12 décembre 2007

Publié dans : Interculturel
Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /Déc /2007 23:07

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271207-Merkel-und-Bono-Bildde.jpg   A L'ALLEMANDE ...

VS

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 A LA FRANCAISE

Source: http://www.bild.t-online.de/

Publié dans : Pictures of the world
Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /Déc /2007 22:28

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Dessin de Boligán
paru dans El Universal(Mexico

JOYEUX NOËL MALGRE LA CONSOMMATION !!

Publié dans : Cartoons
Mardi 25 décembre 2007 2 25 /12 /Déc /2007 13:38

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Le PIB chinois, exprimé en parité de pouvoir d’achat, est en réalité inférieur de 40 % aux chiffres officiels de la Banque mondiale. Et Pékin n’y est vraiment pour rien.

La nouvelle devrait réjouir les Américains, qui s’inquiètent de savoir dans combien de temps la Chine les dépassera sur le plan économique. Si l’on en croit de nouveaux chiffres, le produit intérieur brut chinois (PIB) serait de 40 % inférieur aux estimations actuelles. Mais ces nouvelles données, si elles se révèlent exactes, signifieraient également que la croissance mondiale a été moins forte ces dernières années que ne ­l’affirmait le Fonds monétaire international (FMI), ce qui n’a rien de réjouissant pour personne.
Ce n’est pas Pékin qui a gonflé son PIB, mais les organisations internationales comme la Banque mondiale et le FMI, qui calculent la production de chaque pays en termes de parité de pouvoir d’achat (PPA). Si on le convertit en dollars aux taux de change du marché, le PIB de la Chine s’est élevé à 2 700 milliards de dollars en 2006, soit seulement un cinquième de celui des Etats-Unis (13 200 milliards), ce qui place ce pays au quatrième rang mondial. Mais 1 dollar permet d’acheter beaucoup plus de choses en Chine qu’en Amérique, car les prix de nombreux biens et services non échangeables [ceux qui ne peuvent être produits que localement] sont en général bien plus bas dans les pays pauvres. Par conséquent, la conversion du PIB d’un pays pauvre en dollars aux taux du marché sous-estime le poids réel de son économie. C’est pourquoi de nombreux économistes préfèrent convertir le PIB en dollars en utilisant la PPA, qui prend en compte les différences de prix entre les pays. Ainsi, l’indice Big Mac de The Economist évalue grossièrement la PPA [voir graphique]. D’autres estimations bien plus fines sont réalisées par le Programme de comparaison internationale, coordonné par la Banque mondiale, qui relève les prix de plus de 800 biens et services dans le monde. Cette institution classe ainsi ­l’économie chinoise au deuxième rang mondial, avec un PIB de 10 000 milliards de dollars en 2006. A son rythme actuel de croissance, la Chine pourrait dé­passer les Etats-Unis d’ici à 2010. Les économistes utilisent largement cette estimation. Pourtant, rares sont ceux qui se rendent compte qu’il s’agit pour ­l’essentiel de conjectures, car, jusqu’à récemment, les études de la Banque mondiale sur les prix n’incluaient pas la Chine. L’organisation se contentait d’extrapoler les résultats d’une enquête réalisée dans les années 1980. L’étude comparative qu’elle devrait publier à la mi-décembre comprend la Chine pour la première fois. Et il semble bien que le PIB chinois ait été surestimé par le passé. Albert Keidel, un économiste de la fondation Carnegie Endowment for International Peace, notait récemment dans le Financial Times que, selon les chiffres en PPA fournis à la Banque mondiale par la Banque asiatique de développement (BAD), le PIB de la Chine est en ­réalité inférieur de 40 % à celui qu’elle publiait jusque-là. Par ailleurs, d’après la BAD, le PIB de l’Inde doit lui aussi être minoré de 40 %. A supposer que le chiffre avancé par Keidel soit correct, alors, le PIB de la Chine exprimé en PPA passe de 10 000 milliards à 6 000 milliards de dollars. L’économie chinoise n’en reste pas moins la deuxième au monde, mais elle ne dépassera pas celle des Etats-Unis avant dix ans au moins. De son côté, l’Inde descend de la troisième à la cinquième place.
La Chine serait sûrement très contente de voir son PIB revu à la baisse. Elle espère que Washington ­cessera de harceler un pays économiquement plus faible qu’on ne le pensait. Mais les PPA corrigées ne changeront pas seulement les palmarès internationaux, elles modifieront également l’estimation de la croissance mondiale. Pour la calculer, le taux de croissance de chaque pays est pondéré par sa part dans la production totale. Selon le FMI, l’économie mondiale a crû de 5 % en moyenne ces cinq dernières années. C’est la plus forte progression enregistrée depuis le début des années 1970, en grande partie grâce aux économies émergentes et à leur taux de 7,5 % par an (contre 2,3 % pour les pays industrialisés du G7), qui représentent environ la moitié du PIB mondial. Mais, si les économies chinoise et indienne sont de 40 % moins importantes qu’on ne l’avait pensé, alors la croissance mondiale ne dépasse pas 4,5 %. La difficulté à mesurer la PPA conduit certains économistes à comparer plutôt la taille des économies sur la base des taux de change du marché. Après tout, plaident-ils, le commerce international se fait à ce taux. Ainsi calculée, la croissance mondiale des cinq dernières années est encore plus modeste : 3,4 %.
On peut donc se demander si le boom mondial n’a été qu’un mirage. La réponse est négative si l’on étudie d’un peu plus près les chiffres. Mesurée à l’aune des taux de change, la part des économies émergentes dans la production mondiale en 2006 est moindre qu’en 1980, mais ces dernières ont tout de même crû deux fois plus vite que celles des pays riches. L’augmentation de leur part dans la consommation totale d’énergie, qui est passée de 43 % en 1980 à 55 % en 2006, confirme également que leur poids a augmenté.
Les chiffres bruts en dollars sont faussés par les grandes fluctuations des devises. Par exemple, la dévaluation des monnaies en Extrême-Orient en 1997-1998 a grandement exagéré la chute de la production dans ces pays. Calculée en PPA, l’importance relative des pays émergents a augmenté de manière plus réaliste depuis 1980. Et, même si l’économie chinoise est moins puissante qu’on ne le pensait, elle reste impressionnante. Les données en parité de pouvoir d’achat ont beau être imparfaites, elles n’en permettent pas moins de dresser un tableau plus fidèle à la réalité. Et, comme le disait l’économiste John Maynard Keynes, “il vaut mieux avoir à peu près raison que tout à fait tort”.



The Economist

Source : Hebdo du 13 déc.2007

http://www.courrierinternational.com
Publié dans : Asie
Mardi 25 décembre 2007 2 25 /12 /Déc /2007 13:14

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Le 21 décembre, l’espace Schengen s’élargit pour la troisième fois. Pour les populations d’Europe centrale et des Etats baltes, qui ont longtemps vécu derrière le Rideau de fer, il s’agit avant tout de la fin d’une injustice historique.
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Empruntant quelques détours historiques, l’écrivain slovaque Pavel Hruz commente avec ironie le nouveau tracé des frontières de l’espace Schengen.

Que ce soit dû à un réflexe généré par l’instinct de conservation ou au fonctionnement d’un gène égocentrique, nous avons peur de la moindre différence au sein du genre humain. L’humanité se mélange pourtant sans cesse, et peu de choses ont autant changé au cours des siècles que la couleur de la peau de l’espèce humaine. Il est vrai que le prototype de l’homme moderne a son berceau en Afrique. Plus d’un néonazi pleurerait amèrement s’il apprenait que ses ancêtres avaient la peau mate. De la même façon, un militant de la négritude s’étonne lorsqu’il apprend des scientifiques que les Massaïs du Kenya ne sont pas d’origine négroïde, mais qu’ils ont acquis leur pigmentation au fur et à mesure de leur migration vers l’équateur.
Le désir de s’isoler de ceux qui sont différents a des origines lointaines. Les vestiges d’édifices en tout genre nous en livrent de beaux témoignages, le mur d’Hadrien, par exemple, cette fortification longue de 120 kilomètres censée séparer, au IIe siècle, l’Ecosse de l’Angleterre. L’empereur Hadrien tenait en effet beaucoup à protéger l’Empire romain des Barbares de tout poil. Plus que par d’autres conquêtes, il était obsédé par la crainte d’envahisseurs. C’est lors de son règne aussi que, pour la première fois, les habitants issus de provinces ne bénéficiant pas des droits civiques romains ont pu être intégrés dans les légions. Ces mesures de protection firent leurs preuves et son règne connut la paix. Ce n’est que quelques années avant sa mort qu’il dut reprendre les armes, pour écraser un soulèvement en Judée, mené par Bar Kochba. Et de plus l’isolement contraint et pacifique des Highlanders finit par échouer.
chinaWall-copie-1.jpg L’empire du Milieu vécut une expé­rience similaire. La muraille de Chine, haute à certains endroits de 16 m et longue de 6 500 km, ne l’a pas préservé des invasions. Des étrangers ont même réussi à y fonder des dynasties impériales. La muraille de Chine nous enseigne qu’une frontière infranchissable et impénétrable ne saurait exister.


Quand l’Europe repousse ses problèmes à la périphérie


Il est donc assez déprimant de constater que même la moderne Europe ne peut se passer de frontières fortifiées. Tout se passe comme si on n’avait pas appris de la ligne Maginot qu’un obstacle peut être contourné et du mur de Berlin que toute histoire a une fin. Schengen permettra-t-il au centre du continent européen de se débarrasser de ses problèmes en les repoussant vers sa périphérie ? Schengen n’a certes rien à voir avec les travaux d’Israël en Cisjordanie ou des Etats-Unis à la frontière mexicaine, mais gageons que les chiens de garde électroniques ne sauront assurer l’inviolabilité des frontières de l’Europe. [...]

Source : Hebdo du 20 déc. 2007http://www.courrierinternational.com/

Publié dans : Europe

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L'Insolite du mois

LA VOIE DU SABRE - Janvier 2008

Les meurtres et agressions au sabre de samouraï, ça suffit : Londres pourrait interdire la vente de ce type d’armes. 
Selon le ministère de l’Intérieur britannique, 80 actes de violence grave ont été commis avec des imitations d’épées 
japonaises ces quatre dernières années. Après les pistolets, les copies bon marché de sabres de samouraï sont les armes
favorites des gangs. Les collectionneurs de modèles authentiques et les spécialistes des arts martiaux ne seraient pas concernés 
par cette interdiction.  
Source: The Daily Telegraph (courrierinternational.com)



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